4.21.2017

Des jambes momifiées appartiendraient à la reine égyptienne Néfertari

Une équipe internationale d'archéologues pense qu'une paire de jambes momifiées, exposées dans un  musée italien, pourraient être celles de la reine éyptienne Néfertari, l'épouse favorite du pharaon Ramsès II.

L'équipe, qui comprend le Dr Stephen Buckley et le professeur Joann Fletcher du département d'archéologie de l'Université d'York, a utilisé des datations au radiocarbone, l'anthropologie,la paléopathologie, et des analyses génétiques et chimiques pour identifier les restes.

Des jambes momifiées appartiendraient à la reine égyptienne Néfertari
Photo: Professor Joann Fletcher 

Les scientifiques ont conclu que "le scénario le plus probable est que les jambes momifiées appartiennent à la Reine Néfertari". En tant qu'épouse favorite du pharaon Ramsès II, Néfertari a obtenu un tombeau magnifiquement décoré dans la Vallée des Reines, où le professeur Fletcher a pu avoir accès.

Bien que pillé dans les temps anciens, le tombeau, fouillé pour la première fois par des archéologues italiens en 1904, contenait encore des objets qui avaient été envoyés au Musée Egyptologique de Turin.

Cela comprenait cette paire de jambes momifiées qui a pu faire partie d'un enterrement ultérieur, comme cela était souvent le cas dans d'autres tombes dans la région.
Aussi, comme les jambes n'ont jamais été analysées scientifiquement, il a été récemment décidé d'entreprendre cette étude afin de savoir si elles pouvaient représenter tout ce qui restait de l'une des reines les plus mythiques d'Egypte.

Des jambes momifiées appartiendraient à la reine égyptienne Néfertari
Les jambes passées au Rayons X. Source: Plos One

L'étude, publiée dans le journal Plos One (Queen Nefertari, the Royal Spouse of Pharaoh Ramses II: A Multidisciplinary Investigation of the Mummified Remains Found in Her Tomb (QV66)), a révélé que les jambes étaient celles d'une femme adulte d'environ 40 ans.


Une momification conforme aux traditions du 13ème siècle avant JC


Les analyses chimiques du Dr Buckley ont aussi montré que les matériaux utilisés pour embaumer les jambes correspondaient aux traditions de momification en cours au 13ème siècle avant JC, ce qui, combiné avec les conclusions des autres spécialistes impliqués, a permis l'identification.

Le professeur Fletcher rapporte que: "Cela a été passionnant de faire partie de ce projet, et un grand privilège de travailler avec certains des plus grands experts mondiaux dans ce domaine. Stephen et moi-même avons une longue histoire dans l'étude des momies royales égyptiennes; et les preuves que nous avons pu rassembler sur les restes de Néfertari, non seulement complètent nos recherches sur la reine et son tombeau, mais nous permettent aussi d'ajouter une nouvelle pièce au puzzle de ce que l'on sait sur la momification égyptienne."


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4.18.2017

Une seconde pyramide portant le nom du pharaon Ameni Kemaou découverte à Dahchour

Une pyramide vieille de 3800 ans a été découverte sur le site de Dahchour en Egypte. Un bloc d'albâtre portant le nom du pharaon Ameni Kemaou y a été trouvé.

Une autre pyramide contenant des artéfacts au nom d'Ameni Kemaou (ou Sehetepibrê) avait été découverte en 1957 à Dahchour, une nécropole royale dans le désert sur la rive ouest du Nil.

Une seconde pyramide portant le nom du pharaon Ameni Kemaou découverte à Dahchour
Seules des parties internes de la pyramide ont survécu jusqu'à aujourd'hui. Photo: Egyptian Ministry of Antiquities

La récente trouvaille a laissé les archéologues perplexes, se demandant pourquoi le même pharaon avait deux pyramides à son nom. 

Les restes de la structure interne de la pyramide ont été trouvés par une équipe d'archéologues égyptiens. "Les restes de la pyramide mise au jour représentent une partie de la structure interne, qui se compose d'un corridor menant vers l'intérieur de la pyramide et d'un couloir qui conduit vers une rampe au sud et vers une chambre à l'extrémité ouest." a déclaré Adel Okasha, directeur général de la Nécropole de Dahchour.

Une seconde pyramide portant le nom du pharaon Ameni Kemaou découverte à Dahchour
A l'intérieur des restes de la pyramide, les archéologues ont découvert un corridor avec des marches. Photo: Egyptian Ministry of Antiquities

A l'intérieur de la structure interne, l'équipe a découvert un bloc en albâtre comprenant 10 lignes d'écriture hiéroglyphique.


D'après James Allen, professeur d'égyptologie à l'Université Brown, et Aidan Dodson, chercheur universitaire à l'Université de Bristol, l'inscription sur le bloc est une sorte de texte religieux utilisé pour être affiché sur les murs des pyramides, et il porte le nom du pharaon Ameni Kemaou. "C'était le cinquième roi de la XIIIème dynastie et il régna pendant environ deux ans, vers 1790 avant JC" ajoute Allen.

Thomas Schneider, professeur en égyptologie et études du Proche Orient à l'Université de Colombie Britannique, pense aussi que le nom du pharaon dans les inscriptions hiéroglyphiques est celui d'Ameni Kemaou: "La résolution de la photo n'est pas très bonne, cependant, je pense que l'on peut lire le nom d'Ameni Kemaou"

Une seconde pyramide portant le nom du pharaon Ameni Kemaou découverte à Dahchour
Ce bloc a été trouvé à l'intérieur de la pyramide et porte le nom du pharaon Ameni Kemaou qui régna il y a 3800 ans. Photo: Egyptian Ministry of Antiquities

Dodson, co-auteur d'un article en 1998 sur les artéfacts découverts dans la pyramide de Kemaou en 1957, note la particularité de deux pyramides portant le nom du même pharaon. Pourquoi ? Cela reste encore un mystère.

Peut-être, que la pyramide récemment découverte n'appartenait pas réellement à Ameni Kemaou, mais plutôt à l'un de ses prédécesseurs, suppose Dodson; en arrivant au pouvoir, il a pu vouloir effacer le nom de son prédécesseur sur le bloc et y insérer le sien à la place.

Les symboles hiéroglyphiques représentant le nom d'Ameni Kemaou sont de pauvre qualité, ce qui indique que le graveur a dû les inscrire par-dessus une zone déjà inscrite, ajoute Dodson: "La raison pour laquelle Ameni Kemaou a voulu ajouté son nom est incertaine, sachant que la réelle pyramide de Kemaou a été trouvée en 1957".

Les fouilles de la pyramide ne sont pas terminées et doivent être approfondies.

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4.17.2017

Les plus anciens cercles de pierres en Ecosse alignés sur le soleil et la lune

Une recherche de l'Université d'Adelaïde a pour la première fois prouvé statistiquement que les plus anciens monuments de pierres levées en Grande-Bretagne ont été construits spécifiquement en lien avec les mouvements du soleil et de la lune, il y a 5000 ans.

L'étude a été publiée dans le Journal of Archaeological Science; les rapports détaillent l'utilisation des nouvelles technologies 2D et 3D pour construire des tests quantitatifs des schémas d'alignement des pierres levées.

Les plus anciens cercles de pierres alignés sur le soleil et la lune
Les pierres de Callanish sur l'île de Lewis, Ecosse.

"Jusqu'à présent personne n'avait jamais déterminé statistiquement si un cercle de pierre avait été construit en fonction de phénomènes astronomiques; ce n'était que des suppositions" explique le chef de projet et chargé de recherche invité à l'Université d'Adelaïde, Dr Gail Higginbottom, qui est aussi chargé de recherche invité à l'Université National Australienne.

En étudiant les plus anciens grands cercles de pierres construits en Ecosse (Calanais ou Callanish sur l'île de Lewis et Stenness sur l'île d'Orkney; tous deux antérieurs à Stonehenge de 500 ans environ), les chercheurs ont trouvé une grande concentration d'alignements avec le soleil et la lune à différents moments de leur cycle.

Et 2000 ans plus tard en Ecosse, des monuments plus simples étaient encore construits et avaient au moins un des alignements identiques à ceux trouvés sur les grands cercles.


Les pierres, cependant, ne sont pas simplement connectées au soleil ou à la lune.


Les chercheurs ont découvert une relation complexe entre les alignements des pierres, le paysage environnant et l'horizon, et les mouvements du soleil et de la lune à travers le paysage.

"Cette recherche est finalement la preuve que les anciens britanniques reliaient la terre au ciel avec leur plus anciens cercles de pierre, et que cette pratique a continué pendant 2000 ans" ajoute le Dr Higginbottom.

Les plus anciens cercles de pierres alignés sur le soleil et la lune
Le cercle de pierres de Stenness sur l'île d'Orkney.

En examinant les sites en détail, il a été découvert qu'environ la moitié des sites étaient entourés d'un modèle particulier de paysage et l'autre moitié par un modèle inverse. "Ces choix d'environnement ont dû influencer la façon dont le soleil et la lune étaient perçus, en particulier au moment de leur apparition et disparition à des périodes spécifiques, comme lorsque la lune apparait à sa position la plus au nord à l'horizon, ce qui ne se passe que tous les 18.6 ans" explique le Dr Higginbottom, "par exemple, sur 50% des sites, l'horizon le plus au nord est relativement plus haut et plus proche que le sud et au solstice d'été le soleil apparait au point le plus haut au nord. Sur les autres 50% des sites, l'horizon le plus au sud est plus haut et plus proche que celui au nord et au solstice d'hiver, le soleil apparait au point le plus haut de ces horizons.
Ces gens choisissaient d'ériger ces grandes pierres de façon très précise dans le paysage et en relation avec l'astronomie qu'ils connaissaient. Ils ont investi énormément d'efforts et de travail pour y arriver.
Cela nous en dit long sur leur forte connexion avec leur environnement, et sur l'importance que cela revêtait pour eux, pour leur culture et la survie de leur culture".
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4.11.2017

Une chronologie affinée apporte des précisions sur l'effondrement Maya

A l'aide du plus grand ensemble de datations au radiocarbone jamais obtenues sur un seul site maya, des archéologues ont développé une chronologie très précise qui apporte un nouvel éclairage sur les modèles menant aux deux principaux effondrements de cette ancienne civilisation.

Depuis longtemps, les archéologues sont perplexes sur ce qui a conduit à l'effondrement de la civilisation maya classique au neuvième siècle après JC, lorsque de nombreuses cités furent abandonnées.

De récentes investigations ont révélé que les mayas ont aussi vécu un effondrement plus ancien au second siècle après JC (appelé maintenant effondrement Préclassique), qui est encore plus mal compris.

Une chronologie affinée apporte des précisions sur l'effondrement Maya
Archéologues fouillant le palais royal de Seibal, qui fut brûlé au cours de l'effondrement maya classique au 9ème siècle après JC: Photo: Takeshi Inomata/University of Arizona


L'archéologue Takeshi Inomata, de l'Université d'Arizona, et ses collègues suggèrent dans un article que les deux effondrements ont suivi des trajectoires similaires, avec de multiples vagues d'instabilité sociale, de guerre et crise politique conduisant à la chute rapide de nombreux centres urbains.

Ces découvertes se basent sur une chronologie très fine développée par Inomata et ses collègues; ils ont utilisé, et cela est sans précédent, 154 datations au radiocarbone provenant du seul site archéologique de Seibal au Guatemala où l'équipe travaille depuis plus d'une décennie.

Alors que des chronologies plus générales suggèrent que les effondrements mayas ont eu lieu graduellement, ici, cette chronologie plus précise révèle des modèles plus complexes de crises politiques et de reprises menant à chaque effondrement. "Ce que nous avons découvert est que ces deux cas d'effondrements (du Classique et Préclassique) suivent des schémas similaires" rapporte Inomata, auteur principal de l'étude et professeur à l'Ecole d'Anthropologie de la Faculté des Sciences et Comportements Sociaux de l'Université d'Arizona, "ce n'est pas qu'un simple effondrement, il y a eu des vagues d'effondrement. En premier lieu, il y a eu de petites vagues, liées à des guerres et de l'instabilité politique, puis sont arrivés les effondrements majeurs, au cours desquels de nombreuses cités furent abandonnées. Ensuite, il y a eu une reprise dans certains endroits, puis à nouveau effondrement."

A l'aide des datations au radiocarbone et des données provenant de céramiques et de fouilles archéologiques très contrôlées, les chercheurs ont pu établir la chronologie affinée et déduire quand les tailles de populations et les constructions de bâtiments ont diminué et augmenté à Seibal.

Une chronologie affinée apporte des précisions sur l'effondrement Maya
Le professeur d'anthropologie Daniela Triadan de l'Université d'Arizona fouillant une façade effondrée du palais royal de Seibal. Photo: Takeshi Inomata/University of Arizona

Bien que ces découvertes ne résolvent pas le mystère sur la raison précise pour laquelle ont lieu les effondrements mayas, elles sont un pas important pour mieux comprendre comment elles se sont déroulées. "C'est réellement très intéressant que ces deux effondrements soient très similaires à des périodes de temps très différentes" ajoute Melissa Burham, l'un des trois étudiants diplômés en anthropologie à l'Université d'Arizona et co-auteure de l'article, "nous avons maintenant une meilleure compréhension sur ce à quoi ressemblait le processus, et il peut potentiellement servir de modèle à d'autres population pour voir s'ils ont un schéma similaire sur leur site archéologique dans la même région".

Inomata et ses collègues de l'UA, le professeur d'anthropologie Daniela Triadan et les étudiants Melissa Burham, Jessica MacLellan et Juan Manuel Palomo, ont travaillé avec des collaborateurs de l'Université d'Ibaraki, l'Université d'Education de Naruto et l'Université Nationale Sokendai au Japon, et avec des archéologues et étudiants du Guatemala.

"Les datations au radiocarbone sont utilisées depuis longtemps, mais aujourd'hui, nous arrivons à une période intéressante car cela devient de plus en plus précis" ajoute Inomata, "Nous arrivons au point où nous pouvons définir des modèles sociaux intéressants, car la chronologie est assez fine et la datation assez précise."
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4.05.2017

De superbes mosaïques apportent de la lumière sur l'énigmatique cité romaine d'Ucetia

Les archéologues ont mis au jour une partie d'une ancienne cité romaine, appelée Ucetia. Jusqu'à ce jour, on ne connaissait le lieu que de nom; il s'agit de la première fois que certains de ses bâtiments sont révélés.

Les fouilles ont débuté en Octobre 2016 à la demande de l'état, après que les autorités locales aient acheté les terres près de la ville actuelle d'Uzès, afin d'y faire construire un internat et une cantine.

L'équipe, menée par Philippe Cayn de l'INRAP, a fouillé les 4000m² du site afin d'être sûre que les travaux de construction ne détruisent aucun artéfact majeur.

De superbes mosaïques apportent de la lumière sur l'énigmatique cité romaine d'UCetia
Photo: Denis Gliksman-Inrap

Les chercheurs ont ainsi apporté de la lumière sur le mystérieux passé de la cité romaine d'Ucetia.


"Avant notre travail, nous savions qu'il y avait eu une cité romaine appelée Ucetia, uniquement parce qu'elle était mentionnée sur une stèle à Nîmes, parmi 11 autres noms de cités romaines dans la région. C'était probablement une ville secondaire, sous l'autorité de Nîmes. Aucun artéfact n'a été trouvé si ce n'est quelques fragments isolés de mosaïque" explique Cayn

Les archéologues ont noté que le site a été occupé du premier siècle avant JC jusqu'à la fin de l'Antiquité (7ème siècle après JC), avec une interruption entre le 3ème et 4ème siècle qui n'a pu être expliquée. Ils ont aussi identifié des restes de constructions du Moyen Âge.

L'équipe a découvert un grand mur et de nombreuses structures datant de juste avant la conquête romaine. Cela comprend une pièce avec un four à pain, remplacé plus tard par un dolium (une énorme jarre en céramique). Ces structures devaient se trouver à l'intérieur des murs de l'ancienne cité d'Ucetia.

Le complexe du réseau routier et l'organisation des constructions suggèrent que c'était le centre de cette ville romaine.


Une mosaïque unique.


Mais la trouvaille la plus impressionnante jusqu'à présent reste cette superbe mosaïque sur le sol d'une pièce à l'intérieur d'une construction à colonnade de 250m². Elle remonte aux premières étapes de l'urbanisation de la zone (le bâtiment aurait été utilisé jusqu'à la fin du 1er siècle après JC).

Les archéologues ont identifié deux grandes mosaïques décorées de motifs géométriques traditionnels encadrant deux médaillons centraux composés de couronnes, de rayons et de chevrons. L'un des médaillons et entouré d'animaux polychromes: un hibou, un canard, un aigle, un faon.

"Cette mosaïque est très impressionnante en raison de sa grande taille, de son bon état de conservation et des motifs combinant des formes géométriques classiques avec des animaux. Ce type de parterre de mosaïque élaboré se retrouve souvent dans le monde romain des premier et deuxième siècles, mais celui-ci remontant à environ 200 avant, ce qui est surprenant" fait remarquer Cayn.


Le type de bâtiment abritant les mosaïques non identifié


La colonnade pourrait faire pencher en faveur d'un bâtiment public, cependant les archéologues n'ont pas encore écarté la possibilité qu'il s'agisse d'un habitat privé.

"Certes, peu de gens auraient pu vivre dans un si grand bâtiment. Mais il est possible que le propriétaire de ces mosaïques était assez riche. Il a pu les placer dans une pièce de réception, pour impressionner ses visiteurs et montrer l'étendue de sa richesse." estime Cayn.

Les fouilles doivent continuer en Août 2017.

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4.01.2017

Un bateau des Croisés découvert au large des côtes d'Israël

Des archéologues ont découvert l'épave d'un bateau appartenant aux Croisés et remontant à leur expulsion de la ville d'Acre au 13ème siècle de l'Ere Commune, au large des côtes nord d'Israël.

Le bastion des Croisés fut détruit en 1291 de l'Ere Commune, lorsque le Sultanat Mamelouk le captura.

Un bateau des croisés découvert au larges des côtes d'Israël
Un archéologue marin découvrant une ancre près d'Acre. (Photo: Ehud Galili)

Des pièces d'or datant de cette époque ont été trouvées le long de l'épave, ce qui a permis de déterminer plus facilement quand le navire a coulé en partant d'Acre.

La prise d'Acre fut une victoire majeure pour les Mamelouks, car les forces européennes chrétiennes utilisaient ce site depuis longtemps comme un point d'arrivée pour d'innombrables chevaliers et soldats.

Lorsque les Croisés perdirent Jérusalem qui fut capturée par Saladin en 1187, Acre devint la nouvelle capitale des Croisés dans la région.

Des archéologues marins de l'Université d'Haifa, le professeur Michal Artzy et le Dr Ehud Galili, ont mené les investigations sur l'épave des Croisés. Le navire a subi des dommages lorsque le port moderne d'Acre a été dragué pendant sa construction; ce qui reste de l'épave sont des planches en bois recouvertes de ballast, le bâtiment du navire et quelques sections de sa coque.

La datation carbone a révélé que le bois utilisé pour construire la coque date entre 1062 et 1250 de l'Ere Commune, ce qui cadre avec les activités des Croisés dans la région.

En plus des pièces d'or trouvées près de l'épave, les archéologues marins ont aussi découvert des bols et jarres en céramique importés du sud de l'Italie, de Syrie et de Chypre. A ces trouvailles s'ajoutent des morceaux de fer corrodés, principalement des clous et des ancres.

La découverte la plus importante cependant, reste les pièces d'or trouvées avec l'épave. Au total, ce sont 30 florins qui ont été découverts, d'après Robert Kool expert en pièces de monnaie de l'Autorité des antiquités d'Israël.  Les florins ont été frappés à partir de 1252 dans la république italienne de Florence (d'où les monnaies tirent leur nom).

Un bateau des croisés découvert au larges des côtes d'Israël
Des florins en or des Croisés trouvés dans le port d'Acre par les archéologues marins. Photo: Israel Antiquities Authority

Les spéculations sur la façon dont le navire, et les florins, ont terminé au fond du port d'Acre sont étroitement liées au siège de la ville. En effet, des témoins oculaires de l'événement ont rapporté des nobles et des marchands fuyant par bateau de la forteresse assiégée, souvent après avoir soudoyé les propriétaires de ces bateaux avec des objets de valeur. Mais beaucoup ne sont jamais sortis du port et auraient coulés avec leurs richesses, alors que les défenseurs chrétiens cherchaient à leur acheter un peu de temps pour s'échapper.

La forteresse des Croisés tomba le 18 Mai 1291, après plus de 100 ans de domination franque. Les derniers défenseurs, un contingent de Chevaliers du Temple, refusèrent d'abandonner leurs positions. Aussi, lorsque les sapeurs Mamelouks affaiblirent les murs de la forteresse des templiers, l'édifice s'écroula entièrement, tuant les derniers défenseurs, ainsi qu'une centaine des soldats du sultan.

La chute d'Acre fut le dernier évènement marquant des croisades chrétiennes lors de la période médiévale. Une fois la forteresse prise par les Mamelouks et sommairement détruite, l'église catholique et la noblesse européenne qui la supportait abandonnèrent leur quête visant à libérer ce qu'ils considéraient comme leur terre sainte.

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3.29.2017

Une importante découverte archéologique de l'âge des Vikings au Danemark

Une découverte archéologique majeure a été faite au Danemark, et elle est déjà décrite comme l'une des plus frappantes et remarquables découvertes de ses derniers temps dans le pays.

Les chercheurs ont ainsi mis au jour plusieurs chambres funéraires dans la péninsule de Jutland, la partie continentale au nord du Danemark qui divise la mer du Nord et la mer Baltique.

Une importante découverte archéologiqe de l'âge des Vikings au Danemark
Un aperçu du chantier de fouilles. Photo: http://www.vikingfregerslev.dk

Ce nouveau site archéologique a été découvert dans le hameau de Hørning dans le centre-est du Jutland, près de Skanderborg où avait été trouvée "une armée sacrifiée dans une tourbière" il y a quelques années.

Ce qui rend cet ensemble de tombes si particulier est le fait que l'une des chambres funéraires découverte par les archéologues contient un trésor de l'âge des Vikings.


Surnommé le tombeau du Viking de Fregerslev, la tombe contient les restes d'un individu de haut rang ainsi que plusieurs bien funéraires précieux. La qualité de ces objets confirme le statut élevé de la personne qui a été enterrée à leurs côtés.
D'après le chef de projet Merethe Schifter Bagge, une archéologue du Musée de Skanderborg, les artéfacts mis au jour dans la chambre funéraire comprennent des raccords de bride de cheval ornés et soigneusement dorés à l'or.

La chercheuse ajoute que ce type particulier de bride n'avait pas dû être mis à la disposition de n'importe qui; sa présence indique que le Viking de Fregerslev était une personne d'une très grande importance et que la bride devait être un cadeau du roi après avoir forgé une importante alliance.

Les chercheurs ont daté ces accessoires aux environs de 950 de l'Ere Commune, ce qui place le Viking de Fregerslev au cours du règne de Gorm l'Ancien, le roi danois qui régna entre 940 et 958.

Harald, fils de Gorm et son successeur en tant que roi des danois, était connu sous le nom d'Harald à la dent bleue (qui donnera son nom à la technologie bluetooth).

Une importante découverte archéologiqe de l'âge des Vikings au Danemark
L'un des accessoires finement dorés. Photo: Museum of Skanderborg

Le Viking enterré dans la chambre funéraire a pu être un homme de confiance de Gorm l'Ancien, suppose Schifter Bagge, ou peut-être même un puissant rival.

Cette nouvelle découverte est considérée comme la plus spectaculaire du pays depuis 1983. En fait, les chercheurs la comparent déjà à celle de la fille d'Egtved, les restes d'une jeune fille de l'âge du bronze découverte dans les années 1920, et à l'homme de Tollund, un corps naturellement momifié incroyablement bien préservé datant du 4ème siècle avant l'Ere Commune et découvert dans les années 1950.

Comme pour le Viking de Fregerslev, ces deux anciennes découvertes avaient eu lieu dans le Jutland.

Ces chambres funéraires de Hørningot ont été trouvées en 2012, mais jusqu'à présent, seule une petite zone a été examinée.

Les chercheurs prévoient de continuer les fouilles à partir de ce mois d'avril, selon Ejvind Hertz, directeur d'archéologie du Musée de Skanderborg. Il espère grandement que les restes des biens du tombeau du Viking seront alors mis au jour.

Un site est consacré au Viking de Fregerslev et aux fouilles sur le site: http://www.vikingfregerslev.dk/
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3.23.2017

Une momie de crocodile pleine de surprises....

Un "crocodile géant" momifié de trois mètres de long, l'une des plus belles momies d'animaux du Musée National des Antiquité Hollandais (Rijksmuseum van Oudheden), s'est révélé être littéralement rempli de surprises...

Des examens détaillés de nouvelles images 3D en tomodensitométrie ont mené à la conclusion qu'à l'intérieur des emballages, en plus des deux crocodiles qui avaient déjà été repérés, la momie contenait aussi des dizaines de bébés crocodiles emballés individuellement.

Il s'agit d'une découverte exceptionnelle: on ne connait que très peu de crocodiles momifiés de la sorte dans le monde.

Une momie de crocodile pleine de surprises
La momie du crocodile en cours de scan. Photo: Mike Bink 

En 1996, un CT-scan avait révélé qu'il y avait deux jeunes crocodiles dans la momie donnant l'impression d'un seul grand crocodile.


Ce que révèle une application 3D, conçue pour les visiteurs du musée...


Un nouveau scanner de la momie du grand crocodile, vielle de 3000 ans, a été récemment mené au Centre Médical Académique (AMC) d'Amsterdam. La société suédoise Interspectral, spécialisée dans les visualisations interactives 3D high-tech, a convertie les résultats du nouveau scanner en une spectaculaire application 3D, ce qui a permis de détecter les dizaines de bébés crocodiles.

Ainsi, depuis quelques mois les visiteurs du musée peuvent mener une autopsie virtuelle interactive sur la momie du crocodile ainsi que sur celle d'un prêtre égyptien. Sur un grand écran tactile, ils peuvent examiner les momies couche par couche, apprenant des informations sur leur âge, leurs caractéristiques physiques, et les procédés de momification.


Une momie de crocodile pleine de surprises....
Les résultats du scanner de la momie avec les bébés crocodiles. Photo: Interspectral et Rijksmuseum van Oudheden/National Museum of Antiquities. 

Les égyptologues du musée pensent que les crocodiles, d'âges différents, ont été momifiés ensemble, en référence à l'ancienne croyance égyptienne sur le rajeunissement et une nouvelle vie après la mort.

Une autre possibilité est qu'il n'y avait pas de grand crocodile disponible à l'époque où ils en avaient besoin comme offrande aux dieux. On a ainsi donné à la momie la forme d'un grand crocodile en utilisant différents types d'emballages: morceaux de bois, tampons de lin, tiges de plante et corde.

Les anciens égyptiens momifiaient toutes sortes d'animaux, généralement pour rendre hommage à une déité particulière qui pouvait se manifester sous une forme animale. Ainsi, les crocodiles étaient offerts au dieu Sobek (qui symbolisait la force des pharaons égyptiens).

Le conservateur du musée était exalté par cette remarquable découverte: "Ce qui était à l'origine un outil pour les visiteurs du musée, a apporté de nouvelles connaissances scientifiques. Lorsque nous avons travaillé sur ce projet, nous ne nous attendions pas à une quelconque découverte. Après tout, la momie avait déjà était scannée. Cela a été une grande surprise que tant de bébés crocodiles aient pu être détectés avec ces scanners 3D high-tech et cette visualisation interactive."


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